Selon les derniers chiffres publiés ce jeudi par l'institut national de la statistique, l'inflation annuelle recule à 2,1 %, son niveau le plus bas depuis deux ans, confirmant une tendance amorcée au début du printemps. Cette accalmie est portée par la baisse des prix de l'énergie, en repli de près de 6 % sur un an, et par une stabilisation des coûts agricoles après plusieurs saisons marquées par des récoltes irrégulières. Les analystes soulignent que ce ralentissement, s'il se confirme dans les prochains mois, pourrait redonner des marges de manœuvre significatives à la politique monétaire.
Un répit pour les ménages
Les économistes restent prudents quant à la durée de cette embellie, alors que plusieurs indicateurs suggèrent une reprise progressive de la consommation d'ici la fin de l'année, notamment dans les secteurs de l'équipement du foyer et des loisirs. Les enquêtes de confiance menées auprès des ménages montrent une amélioration sensible du moral, même si une large majorité des personnes interrogées continue de déclarer arbitrer ses achats en fonction des prix. Les associations de consommateurs appellent toutefois à ne pas crier victoire trop vite, rappelant que certains postes de dépense restent nettement supérieurs à leur niveau d'avant la crise.
Des disparités selon les secteurs
Si les prix de l'alimentaire et de l'énergie reculent nettement, les services continuent d'afficher une hausse plus soutenue, portée par les coûts salariaux dans plusieurs branches à forte intensité de main-d'œuvre comme la restauration ou les services à la personne. Cette divergence illustre la complexité du reflux inflationniste, qui ne se traduit pas de manière homogène dans le panier de consommation des ménages. Plusieurs fédérations professionnelles réclament désormais un allègement des charges pour limiter la répercussion de ces hausses sur les prix finaux, estimant que la pression sur les marges devient difficilement soutenable dans certains secteurs.